Le Maroc, l'islam et la modernité

dimanche 12 janvier 20140 commentaires

Le Maroc est un pays carrefour qui s’est formé de mélanges entre des vagues successives de races, de cultures, de religions, … C’est un lieu de brassage des cultures et des civilisations qui s’inscrit dans une logique d’ouverture.

Depuis l’indépendance, le Maroc a connu de nombreux bouleversements socio-culturels qui ont conduit le citoyen Marocain à être de plus en plus ouvert d’esprit. La mondialisation, le développement technologique, et la proximité du Royaume de l’Europe, … ont eux aussi joué un rôle important dans cette ouverture.

Une ouverture qui a laissé la jeunesse Marocaine perdue entre un mode de pensée moderne venant de l’étranger et une pensée conservatrice islamique qui est la nôtre. Une jeunesse qui se cherche, qui cherche ses repères et sa propre identité.


Cette ouverture est-t-elle faite au détriment de notre religion et de notre culture ? C’est la question que je suppose que tous les Marocains posent, ou doivent poser.

Nous nous éloignons de notre culture, de notre identité, mais surtout de l’ISLAM, notre religion. Hallowen, Saint Valentin, ... sont des fêtes qui, en principe, n’ont aucune place dans la culture marocaine vu qu’ils véhiculent une philosophie contrainte à l’éthique islamique. Cependant, nous ne pouvons pas nier que ses pratiques sont installées dans les mœurs de la jeunesse marocaine.

Si vous demandez à un enfant s’il connait Baba Aichour qui fait partie de notre patrimoine culturel riche et diversifié, il va sûrement vous répondre avec un NON, mais il connaît très bien le père Noel, il n’hésite pas de le célébrer et à se prendre des photos avec lui si l’occasion se présente. A propos du Père Noel, je vous invite à faire un tour dans les grandes villes marocaines comme Casablanca, Agadir, Marrakech, … le jour de l’An. Vous allez découvrir un autre monde, loin de celui des musulmans, une réalité qui choque. Des boutiques décorées, des magasins garnis de sapins, des boulangeries pleines de gens qui commandent leurs tartes et qui se préparent depuis les premières heures de la matinée du 31 Décembre pour fêter le jour de l’An et des jeunes qui préfèrent le fêter autrement, de passer la soirée dans les bars, dans les discothèques ou bien dans les bras d’une fille de joie. A ce propos, le plus vieux métier au monde, la prostitution, prospère dans toutes les villes du Royaume chérifien, une pratique qui, comme nous le savons, est condamnée par la loi marocaine, les mœurs et abhorrée par notre religion. La prostitution masculine, elle aussi, est en expansion, de nombreux garçons et jeunes hommes concurrencent de plus en plus les femmes prostituées et n’hésitent pas à tapiner sur les trottoirs.

Les pratiques contradictoires à celles islamiques existent tout au long de l’année, nous ne cessons pas de voir des couples « illégitimes » qui se baladent la main dans la main dans les boulevards, qui échangent quelques baisers en cachette dans les cinémas, les cafés, les jardins, les plages, … pour ne pas dire qu’ils font plus. Nous entendons de plus en plus parler des gens qui prient et qui boivent de l’alcool et de ceux qui ne la font pas mais vont de temps en temps à la Mecque.

Selon les statistiques publiées par le PEW Research Center, un prestigieux centre de recherche américain connu, concernant l’enquête « Musulmans du monde, mais pas tous » qui s’est déroulée dans 39 pays musulmans y compris le Maroc, le centre a constaté que 33% des Marocains ne font pas les cinq prières du jour, 49% ne croient pas à El Mahdi El Mountadhar, 29% visitent les marabouts, 6% estiment que les anges n’existent pas, 1% n’ont JAMAIS lu le Coran,  … Des chiffres qui nous dérangent, qui nous poussent à réfléchir et à se poser des questions. Où va le Maroc ? Quel est l’avenir de l’islam dans notre pays ? Notre première religion est-elle vraiment l’islam ? …  

Est-ce que nous voulons être marocains ou européens, et peut-on vivre au Maroc à l’européenne ?

Personnellement, je pense que la réponse est un NON. Il faut vivre au Maroc à la marocaine malgré les déséquilibres économiques, sociaux, politiques, … qui touchent notre pays. Il faut revenir à nos origines culturelles mais surtout islamiques. S’ouvrir sur les cultures étrangères n’est pas un crime, mais il est important de préserver notre patrimoine culturel pour ne plus le perdre.


Par : HILAL Mohammed

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