Libertés individuelles. Mais ...

samedi 1 mars 20140 commentaires

Je n’écris pas juste pour écrire, mais pour déranger, pour susciter la colère, et je pense que le choix de la thématique de mon  article «  Le Maroc, l’islam et la modernité  » pu atteindre, plus au moins, l’objectif visé. Sinon, à mon avis, ça ne sert strictement à rien d’écrire  
Sur la base des commentaires, des critiques, … que j’ai reçus en publiant mon article, j’ai eu l’idée de parler d’un sujet d’actualité qui concerne les libertés individuelles dans notre pays.   




Je précise, avant de commencer, que dans un pays comme le nôtre, on ne sait plus qui a les connaissances, le savoir, les qualités, le statut,… pour donner des Fatwas. En tout cas, ce n’est pas moi. Je ne suis plus un ChikhLa discipline de la Fatwa obéit à des règles strictes que je ne possède absolument pas. Cependant, je peux vous décrire ce que nous voyons, lisons et entendons dans les médias et ce que nous observons dans la société, dans notre vie de tous les jours.  

Permettez-moi aussi de rappeler, à ceux qui l’ignorentque la dynastie alaouite instaure un lien très étroit avec l’islam. Selon l'article 6 de la Constitution " L'islam est la religion de l'Etat ". Depuis la première constitution dotée en 1962 sous le règne de Hassan II, la monarchie marocaine a fondé son pouvoir sur une essence et un caractère religieux. Le monarque alaouite, selon les historiographes officiels, est le descendant de notre prophète Mohammed et porte le titre d'Amir El MouminineL’article 19 de la loi fondamentale stipule que le roi est : « représentant suprême de la nation, symbole de son unité, garant de la pérennité et de la continuité de l’Etat, le roi veille au respect de l’islam et de sa continuité ».  

C’est avec la condamnation du magazine Nichane pour la publication dans son édition du 9 décembre 2006, d'un dossier intitulé " Comment les Marocains rient de la religion, du sexe et de la politique " que le débat sur les libertés individuelles s'est déclenché pour s'intensifier en 2009 avec la création du Mouvement Alternatif des Libertés Individuelles, MALI, qui lutte pour les libertés individuelles et qui revendique le droit d'être Marocain non croyant et non pratiquant. Les médias marocains, toutes sortes confondues, ont commencé de l'évoquer. Cette thématique a fait écouler beaucoup d'encre. 

Mais, permettez-moi de poser cette question cruciale. Que signifie la liberté individuelle ?  Que nous permettons à certaines personnes de rompre publiquement le jeûne pendant le mois sacré de Ramadan en organisant des pique-niques ? Que la liberté sexuelle et l’homosexualité féminine et masculine soient publiques ? Que nous aurons un Sexy Shop dans notre pays musulman ? Que nous recevons un bateau d'avortement ? Que nous créons un groupe pour dire " Massayminche " ? Que les filles sortent manifester seins nus ? Que nous organisons un Kiss-in en public pour soutenir des adolescents ? … Personnellement, je ne suis pas d’accord, je refuse. Je ne suis pas contre les personnes, mais contre les faits. Et je ne pense pas qu’un " vrai musulman " peut accepter cette situation, si vous l'acceptez, nous n'allons qu'à vous dire : Bonne chanceMais à Rome, fais comme les Romains.   

Pour finir, je signale que je suis totalement d'accord avec ce qu'a dit le théologien et l'islamologue Ramadan Tarik lorsqu'il explique que le monde musulman est dans une crise d'autorité. Ceci est dû à la mauvaise gestion de la diversité qui mène les musulmans(e) dans la division.   

Partagez cet article :
 
Copyright © 2016. Télécharger vos LIVRES en PDF gratuitement - Tous droits réservés